mercredi 10 septembre 2014

«Trou Noir» [Carnet de mise en scène]



Après diverses tergiversations depuis un an, ce projet de Trou noir s'ancrera bientôt dans sa dernière finalité alors que seront données quatre représentations à Chicoutimi (deux possibilités de lieux sont possibles... d'où l'attente d'une confirmation), du 26 au 29 septembre 2014 (du vendredi au lundi), à 20h. Retenez bien ces dates! 

Une autre représentation est prévue le jeudi 30 octobre 2014, à 20h, à la Salle Lionel-Villeneuve de Roberval (où nous serons accueillis par le Théâtre Mic Mac). 

Entre ces deux blocs, une autre représentations, à Alma cette fois, devrait se tenir vers la mi-octobre... d'autres renseignements arriveront bientôt.

Une première ébauche a été présentée (deux représentations) en décembre dernier, au Studio-théâtre de l'UQAC. Après un temps d'arrêt, le projet a été remis sur le chantier, avec deux changement notables: l'interprétation est passée, après moult obstacles d'agendas, d'Elaine Juteau à Erika Brisson... puis s'est ajoutée à cette très petite équipe, Anick Martel, pour l'ajout d'un pan sonore à cette performance. 

Ces changements (et l'expérience précédente) amènent nécessairement une révision des buts et objectifs du projet... de même que la modification de l'approche, de la conception scénique de ce texte conçu comme un manifeste théâtral. Il s'agit d'une nouvelle mise en voix. D'une nouvelle prise de parole. D'une nouvelle présence. 

Pour les intéressés (que nous espérons nombreux!), voici une partie du communiqué qui, lui, ne changera pas (et qui montre bien que ce projet m'éloigne un peu de toutes ces comédies que j'ai mises en scène):

Trou noir passe par l'élaboration du vide: une comédienne, une parole… et la vacuité de l'existence.

Trou noir est une vision centralisatrice toute personnelle. Un point focal sur une scène vide alors qu’autour, tout bouge. Un repli sur soi. Un rejet de toutes soumissions, tous compromis. Que faire sinon qu’être?

Trou noir est aussi et surtout une réflexion sur le théâtre formaliste où règnent le corps, la voix et la convention… Un théâtre qui s'affirme. Un théâtre qui se questionne. Un théâtre égocentrique? Aussi…

Cette pièce (d’environ 45 minutes) est une véritable ronde de mots mettant en relief la redondance syntaxique, la quête d’une utilité dans un monde (social et artistique) en perte de repères. Ce texte s'engouffre alors dans un no man's land alors que tout a été questionné, remis en question, rejeté…

Seule en scène, une comédienne et une parole… La temps est au discours, à la rhétorique. Comme un refuge existentiel. Comme un renoncement aux artifices spectaculaires au profit du seul langage. Le monde contre les mots; les mots contre le monde. Une question pourrait se poser avec insistance: où s'en va le théâtre de nos jours? L'écueil est-il inéluctable?

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