vendredi 1 août 2014

Un été en dents de scie


La production estivale 2014 du Théâtre 100 Masques (La Paix chez soi et autres bêtises humaines) a - on peut dire ça comme ça - été marquée, tout au long des représentations, par l'inconstance du public: des salles pleines (mais avec une bien petite jauge...) et des salles faméliques (même en fin de parcours). 

En tout, ce sont 451 spectateurs qui ont pris place dans la salle Murdock, soit une moyenne (et c'est bien une moyenne!) de 38 personnes par soir (il y en a eu 12). 

C'est bien peu. 

C'est bien peu compte-tenu de la qualité (bon, je ne suis pas très crédible et encore moins objectif) du produit et des comédiens.  C'est bien peu compte-tenu du prix dérisoire (20$ et 15$) demandé. C'est bien peu compte-tenu du fait que la compagnie a quand même 15 ans d'existence... dont 14 ans de théâtre d'été au même endroit.

Pourquoi, alors, de tels résultats?

Il est certain que Courteline n'a pas la même force d'attraction que Molière... mais quand même! Le répertoire n'aurait peut-être plus sa place? J'en doute fort. Il faut ajouter à cela que le Théâtre 100 Masques, malgré une couverture médiatique somme toute satisfaisante, manque de publicité (et de moyens pour soutenir une vraie campagne promotionnelle... d'autant plus qu'une telle campagne ne repose que sur le dos de la compagnie puisqu'aucun autre partenaire ne participe aux projet). Conjuguée à un mois de juillet fantastique et à une offre culturelle foisonnante (sans parler des Fêtes Nationales, du Festival des Vins, du Festival de la Bière et des Rythmes du monde qui ont emplis chaque cycle de représentations), il va sans dire qu'il est de plus en plus difficile de tirer son épingle du jeu. 

Il faut donc bien réfléchir à la question et explorer de nouvelles voies si la compagnie souhaite poursuivre avec cette activité.

1 commentaire:

Marilyn Bouchard a dit…

Ce serait vraiment dommage car le Théâtre 100 masques offre du théâtre de répertoire de qualité et qui est nécessaire afin que le public puisse diversifier ses horizons et découvrir les maîtres de la dramaturgie d'avant.