mardi 19 novembre 2013

Sarah Bernhardt dans toute sa splendeur!

Voici une autre anecdote sarah-bernhardtienne - ce blogue en est rempli! - racontée, cette fois, avec une bienvaillante ironie, le grand metteur en scène français Roger Blin dans Souvenirs et propos (vive le Dictionnaire de la langue du théâtre!):


Je me souviens avoir vu Sarah Bernhardt au Trocadéro, dans ce qui est aujourd'hui le Palais de Chaillot, jouer Athalie. Je situe ça vers 1919, mon père m'y avait emmené et je revois très bien cette bonne femme portée par des figurants sur un palanquin [la comédienne a été amputée d'une jambe], recouverte d'un grand manteau rouge et qui gueulait avec une espèce de voix très haut perchée, qui m'a fait très peur. Dans la scène du songe d'Athalie, elle se tournait vers le public pour crier: «Pour réparer des ans l'irréparable outrage» comme si elle disait: «C'est moi qui vous dis ça et je vous emmerde.»

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