mercredi 21 août 2013

Encore un produit d'appel


Ce matin était publié un article, dans Le Quotidien, à propos de la (décevante....) saison 2013 de La Route des mille et unes histoires (projet de Jimmy Doucet... qui s'est retiré cet hiver) réduite à un seul spectacle (l'article est en lien, ici), Le secret des Pères

Ce spectacle de 400 000$ (!) a accueilli 2500 spectateurs en 14 représentations (ce qui n'est quand même pas mal)... sauf que le comité en attendait le double! Le déficit guette, mais le président du conseil d'administration affirme «que la présentation d'un seul gros spectacle dans le cadre de la Route des mille et une histoires sera en vigueur pendant trois ans» selon les orientations touristiques de la MRC Maria-Chapdeleine qui finance en grande partie le projet.

Ce financement et ce support à tout crin des projets touristiques qui occultent toute vie culturelle d'une ville, d'une région (dans ce cas-ci, à hauteur de 165 000$ de la part du fédéral), me laisse toujours un goût amer alors qu'on peine (que dire! qu'on n'arrive pas!) à recevoir, dans le milieu professionnel, un soutien si minime soit-il, à comparer à ces budgets. (Je fais volontairement abstraction de l'omniprésente Fabuleuse saguenéenne!)

Et l'amertume ne fait que décupler lorsque malgré des résultats navrants (et une gestion déficitaire!), le soutien demeure auprès de ces sempiternels produits d'appel... 

L'avantage qu'avait la formule originale de La Route était justement sa diversité (tant de projets que de lieux et de municipalités)... Mais cette diversité ne semble pas plaire aux dirigeants. Elle dérange. Elle n'est pas prise en compte... sauf quand vient le temps de déposer des projets d'accueil d'événements (comme tout dernièrement...) où tout à coup elle devient un net avantage!

Maintenant, qu'il y ait des produits touristiques soutenus par les ministères du Tourisme est une chose. À quand alors un soutien culturel adéquat des paliers gouvernementaux et des ministères concernés (qui font plus souvent qu'à leur tour office de parents pauvres des portefeuilles ministériels) pour les autres organismes qui bossent aussi au bien d'une offre événementielle dynamique et variée?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Tu apportes là un bon sujet de réflexion. Je ne crois pas entendre de ta part une fermeture envers les produits d’appels qui sont une force pour le développement des régions. Mais, comme toi, je m’inquiète du sort qu’on réserve aux organismes culturels. Notre région regorge d’artistes professionnels exceptionnels et moi aussi je m’inquiète. J’ai du mal à voir des organismes (comme le 100 masques) et des artistes d’envergures, comme Jean-Jules Souci, pour ne nommer que ceux-là, se battre encore, année après année, pour décrocher une bourse ou une subvention pour poursuivre leurs pratiques. C’est inadmissible.
Je trouve parfois pathétique de voir passer l’autobus rouge qui a pour mission de faire découvrir la richesse de notre région aux visiteurs. En cette période où la mode est aux ruines et aux fantômes, peut-être ne serait-il pas bête de pousser le ridicule au Tu apportes là un bon sujet de réflexion. Je ne crois pas entendre de ta part une fermeture envers les produits d’appels qui sont une force pour le développement des régions. Mais, comme toi, je m’inquiète du sort qu’on réserve aux organismes culturels. Notre région regorge d’artistes professionnels exceptionnels et moi aussi je m’inquiète. J’ai du mal à voir des organismes (comme le 100 masques) et des artistes d’envergures, comme Jean-Jules Souci, pour ne nommer que ceux-là, se battre encore, année après année, pour décrocher une bourse ou une subvention pour poursuivre leurs pratiques. C’est inadmissible.
Je trouve parfois pathétique de voir passer l’autobus rouge qui a pour mission de faire découvrir la richesse de notre région aux visiteurs. En cette période où la mode est aux ruines et aux fantômes, peut-être ne serait-il pas bête de pousser le ridicule au point d’offrir une visite posthume, de tous ces organismes culturels qui se sont éteintes après un long combat, Chasse-Galerie, CHOC-FM, la librairie la Bouquinerie, les bâtiments patrimoniaux qu’on a abattus pour faire place à des lourdeurs architecturales, ManiganSe, etcétéra. Guylaine