vendredi 30 août 2013

À la chandelle...


La chandelle (à ne pas confondre, comme je le fais avec l'illustration, avec la bougie!) a eu une incidence importante sur le théâtre... ne serait-ce parce qu'elle a permis aux acteurs de jouer tout en se faisant voir de la salle! Mais plus encore... tel que l'indique Agnès Pierron dans son Dictionnaire de la langue du théâtre:

Chandelle: Composée d'une mèche brûlant dans un récipient contenant un mélange d'huile et de suif, la chandelle, jusqu'en 1720, sert d'éclairage. Elle dégage une fumée noire et âcre, peu agréable pour les acteurs. La rumeur a d'ailleurs attribué la mort de Molière aux inconvénients des chandelles.

Elles n'entrent pas seulement dans l'histoire des curiosités théâtrales. Elles ont eu des conséquences directes sur le rythme d'un spectacle. [Note de moi-même: la durée d'un acte était déterminée par la durée de combustion de ces dites chandelles...] On leur doit les intermèdes, et surtout les entractes. Aux XVIIième siècle, le moucheur de chandelles est un véritable acteur que le public applaudit ou siffle, selon sa plus grande habileté à empêcher la fumée et à remplacer les mèches. Les plus experts se retrouvaient à l'Opéra. Le remplacement des chandelles par des bougies a représenté un grand progrès.

Un spectacle à la chandelle a quelque chose d'intriguant et de fascinant... Alexandre Nadeau, dans le cadre d'une Carte Blanche des Têtes Heureuses, en 2002 (?) s'était lancé das un spectacle sans électricité, Boîtes de conserve, chandelles et fin du monde, avec tout un système de poulies et de bougies pour créer des effets... 

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