lundi 6 mai 2013

Des coupures...


Je me suis attelé, tout dernièrement, à l'une des tâches - disons! - intellectuelles que je préfère, théâtralement parlant: revoir un texte, un livret pour le mettre à ma main... sans le dénaturer!

Cet exercice (qui vaut cette fois pour une œuvre française de la seconde moitié du XIXième siècle...) de coupures (d'au moins une vingtaine de pages!), de gommage de personnages, de reconfiguration des scènes a quelque chose de jouissif. Tout radical qu'il soit, ça demeure un exercice d'essence.

Qu'est-ce qu'il faut nécessairement garder? Qu'est-ce qui peut et doit passer à la trappe pour le bénéfice du spectateur? Comment garder l'idée exprimée dans le dialogue sans garder les protagonistes et la situation d'origine?

Il fait entrer au cœur même des scènes alors qu'il faut, préalablement, en comprendre le schéma dramatique, en saisir les enjeux tout en définissant le meilleur moyen d'atteindre le but recherché dans une plus grande clarté.

C'est, en quelques sortes, revoir la dynamique, le rythme scénique...

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