samedi 9 mars 2013

«Sur le théâtre de marionnettes» dit... en intégralité

Parmi les importants textes philosophiques (somme toute assez court!) portant sur l'art dramatique, il y a Sur le théâtre de marionnettes, écrit en 1810 par Heinrich von Kleist, un dramaturge et nouvelliste allemand (1777-1811). Le protagoniste principal du dialogue, un danseur d'opéra, soutient que les pantins articulés surpassent l'être humain en ce qu'ils sont exempts d'affectation, ce mal qui apparaît dès que l'âme, faussée, «se trouve en tout point autre que le centre de gravité du mouvement». C'est la conscience qui est responsable de ce divorce avec l'état de nature: la grâce est devant nous ou derrière nous, elle n'appartient qu'à la matière ou au dieux, et l'humanité est condamnée aux tortures et aux gesticulations inutiles de l'entre-deux. Telle est la synthèse qu'en fait Jérôme Vérain dans l'édition des Milles et une nuits, en 1993. 

Mais le mieux, pour en savourer toute la teneur, est d'en prendre connaissance par soi-même. Alors voici une version intégrale (j'ai vérifié par une écoute avec le texte sous les yeux!)... dite!... trouvée sur Dailymotion (si, au déclenchement du vidéo apparaît une bruyante publicité, il est possible de la fermer en cliquant sur le X, en haut, à droite...):



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