vendredi 19 février 2010

Des lectures et des rires...

Photographie: Rocket Lavoie, Le Quotidien

Depuis quelques jours, on crie au génie. On crie: «Génial!». Les gens se disent: «Ne manque pas ça!», «Dépêche-toi de réserver!», «C'est tellement drôle que mes côtes me font souffrir depuis!». Le journal Le Quotidien titre, le 12 février dernier, Les lectures de Diogène, une prestation incroyable (bon... un peu plus et il relevait le défi ou remportait le pari avec brio...)! Après tout ce brouhaha, rien de mieux, pour se faire une idée, que d'y aller soi-même... et j'y suis allé.

D'emblée, je l'annonce et m'incline, je suis d'accord avec tous ces encenseurs... ou presque... après tout, rien n'est jamais parfait... !

Le solo Les lectures de Diogène mérite bien son nom! Le plus intellectuel - et j'oserais ajouter le plus cultivé - des Clowns Noirs nous convie à un spectacle littéraire et propose, après un préambule digne de Lucchini, une lecture commentée d'un roman écrit par le jeune Martin Giguère 9 ans Spaghetti, Une minute à vivre. Ce roman policier entremêle les personnages autour d'un meurtre absurde et brouille les pistes de cette enquête subite et expéditive... c'est le moins qu'on puisse dire!

Que de rires devant cette naïveté enfantine, devant les imbroglios de Nancy Paper la détective, la famille Vachon dont la mère meurt aussi vite qu'elle apparaît dans l'histoire et tous les autres personnages aux noms résolument anglophone... sauf peut-être pour le gros Belge... mais bon. En dévoiler plus serait maladroit de ma part.

Ce qui impressionne vraiment, de ce spectacle, c'est son efficacité. Les mots en sont les véritables acteurs et ils sont soutenus (verbeux comme dirait le Clown Noir) et manipulés avec un plaisir manifeste. L'humour surgit de chaque mot du roman et cette accumulation laisse, finalement, le spectateur épuisé! Ici, pas besoin de décors, d'éclairages, de vidéos, d'effets spectaculaires.

Bien sûr, avec les antécédents des Clowns noirs, on s'attendrait à plus de flèches décochées contre la culture saguenéenne, mais l'attente est vite comblée par la folie et le débit de paroles ininterrompu.

Décidément, la barre est haute pour ses acolytes!

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