jeudi 9 juillet 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]

Pierre Tremblay (Sganarelle), photographie: Alexandre Larouche

À toute l'équipe du Médecin malgré lui - metteur en scène et comédiens... de même que tous les concepteurs - et à toute l'équipe du Théâtre 100 Masques...

MERDE!

Et c'est parti...

mardi 7 juillet 2009

The Hunter, peinture à l'huile du peintre Fernando Botero, 1980.

Merde à toute l'équipe
des Rois chasseurs...

production qui prend l'affiche ce soir à la Pulperie... et ce, jusqu'à la fin du mois d'août... et un Merde! particulier à Isabelle Boivin qui y tient un rôle!

Le credo du théâtre de la convention selon Meyerhold

Vsevolod Meyerhold par Grigoriev

Sur quoi repose le théâtre de la convention? Sur une vision esthétique particulière du théâtre qui s'éloigne d'une recherche de réalisme, de quotidienneté pour développer un langage scénique particulier... cohérent mais tout de même unique...

Au théâtre, il ne faut pas imiter la vie, parce que la vie au théâtre, tout comme la vie sur un tableau, est particulière, située sur un plan autre que la vie quotidienne.

Au théâtre, point n'est besoin d'imiter la vie en s'efforçant de copier son enveloppe formelle, parce que le théâtre possède ses moyens propres d'expression, qui sont théâtraux, parce que le théâtre dispose d'une langue propre, compréhensible à tous et qui lui permet de s'adresser au public.

Oui, le théâtre a ses lois propres, son code propre. Qui donc a prétendu qu'au théâtre, le noir était la couleur du deuil? Non, au théâtre, le deuil peut être rose, et le crêpe noir de la vie symbole de joie suprême.

Vsevolod Meyerhold

lundi 6 juillet 2009

Ouf...


Et c'est parti...

Les camps du TCM sont commencés! Alors que dans la salle Murdock, Jessyka et moi (avec l'aide de Jean-François Larouche et Christian Ouellet et Marilyne Renaud...) avons mis à exécution tout le volet éclairage de cette production qui achève...

Nous sommes bien contents... bien que bien épuisés...

Mais demain sera un autre jour!

dimanche 5 juillet 2009

La semaine théâtrale

Caricature de Garnotte, parue l'an passé dans le Devoir du 6 juin 2008...

Première véritable semaine de juillet... Grosse semaine en perspective! Tellement que je ne ferai que la nomenclature des spectacles sur l'agenda pour les sept prochains jours! Pour des détails supplémentaires, il faut se référer aux billets précédents... ou à ceux à venir!!!

De lundi à vendredi - du 6 au 10 juillet 2009
Centre des arts et de la Culture, de 9h à 17h

C'est la tenue du premier camp de théâtre thématique du Théâtre 100 Masques... deux groupes: les 8 à 10 ans exploreront le théâtre d'ombre sous la direction de Johanna Lochon alors que les 11 à 15 ans feront un radiothéâtre à partir des textes de Fred Pellerin et sous la direction d'Erika Brisson. Quelques places encore disponibles pour cette semaine et pour la semaine prochaine.

Mardi et mercredi - 7 et 8 juillet 2009
Bâtiment 1912 (La Pulperie), 20h30


C'est le début des aventures (jusqu'au 26 août) de Julien et Fernand dans Les Rois Chasseurs (suite, en quelque sorte, du spectacle de l'an dernier, Les Rois Pêcheurs), texte et mise en scène de Jimmy Doucet... Pour plus d'informations, cliquer sur l'image dans la colonne de gauche.

De mardi à samedi - du 7 au 11 juillet 2009
Complexe touristique La Dam-en-terre (Alma), 20h30

Présentation du théâtre d'été J'ai mon voyage!... avec, entres autres, Réjean Vallée...

De mercredi à samedi - du 8 au 11 juillet 2009
Côté-Cour (Jonquière), 20h30

Dernières chances pour assister au cabaret burlesque À tour d'rôle qui met en vedette Maud Côté, Vicky Côté et Guylaine Rivard.

Mercredi et samedi - 8 et 11 juillet 2009
Théâtre de palais municipal (La Baie), 20h


Autres représentations des Aventures d'un Flo... l'ancienne Fabuleuse qui s'est défait de son nom pour ne plus subir de comparaisons...

De jeudi à dimanche - du 9 au 12 juillet 2009
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Première semaine de représentation du Médecin malgré lui du Théâtre 100 Masques, sous la direction de Christian Ouellet. Notez que le soir de la première, soit jeudi le 9 juillet, est complet et réservé pour le personnel hospitalier de l'hôpital de Chicoutimi. Pour réservations (la salle est petite...): 698.3895

samedi 4 juillet 2009

«À tour d'rôle»: du cabaret burlesque au spectacle de variétés

Scène de cabaret avec Joséphine Baker et Maurice Chevalier
par Pierre Ambrogiani (1907-1985)

Image tirée du site www.regards-de-provence.org

Je me suis retrouvé, hier soir, assis dans la charmante petite salle du Café-Théâtre Côté-Cour pour assister à l'une des représentations d'À tour d'rôle, un cabaret burlesque conçu par le collectif du même nom composé des trois comédiennes Guylaine Rivard, Vicky et Maud Côté de même que du musicien Michel Otis.

Des comédiennes et du jeu

D'entrée de jeu, il faut saluer la polyvalence de ces actrices qui changent de personnages, de costumes, de style à chacun des numéros... passant facilement (du moins, en apparence!) de l'interprétation scénique traditionnelle, au lypsinc, du mime à la chanson, de la danse à la musique.

Du lot se démarque particulièrement Vicky Côté, rompue au jeu gestuel et aux mimiques expressives qui créent des personnages forts et radicalement opposés l'un de l'autre. De la grue éthérée à la bourgeoise légère, de la vieille dame à la jeune femme coincée sous ses airs naïfs, de la trompettiste à l'enfant en passant par le mime, tous sont remarquablement construits et tenus.

Par ailleurs, les trois femmes (et l'homme!) semblent partager un même plaisir, une symbiose qui se ressent dans les numéros de groupe, notamment celui des trois prostituées de même que celui des Belles-Soeurs... et l'apport de la musique de Michel Otis sert fort bien leur complicité...

Du spectacle et des numéros

Car ce type de spectacle nécessite, pour fonctionner, ce plaisir de la scène, ce dynamisme et ce don de soi qu'elles manifestent.

Pendant près d'une heure trente, les numéros se succèdent avec célérité... En tout, ils seront dix-sept! Et bien que quelques uns de ceux-ci s'étirent un peu en longueur, le ton général réussit à faire sourire et rire.

On pourrait toutefois regretter l'absence ou d'un présentateur ou d'un Emcee pour donner des mises en situations, des contextes, des liens... voire même élaborer une ligne directrice cohérente et centrale... Mais après tout, le but avoué de ce spectacle n'est pas politique ou social. Il s'agit d'un divertissement qui ne se veut qu'être léger et drôle.

Du genre et de l'esthétique

Toutefois, la souplesse de la formule cabaret peut, dans sa richesse et son éventail de possibilités infinies, devenir un peu confuse et désordonnée en réunissant des objets scéniques disparates. En ce sens, le cabaret d'À tour d'rôle n'échappe pas à cette critique et se rapproche ainsi beaucoup plus du spectacle de variétés (qui s'accomode de cet assemblage hétéroclite) tel que compris dans notre nord-américanité... et du burlesque inhérent à ce style...

Mais bon, pour être plus clair, il me faudrait ici faire la différence entre le cabaret (peut-être, après tout, trop pris dans son acception berlinoise) et le spectacle de variétés... chose que je ferai une autre fois...

Dans un autre ordre d'idée, la salle du Côté-Cour se prête bien pour ce type de spectacle: une ambiance feutrée (les éclairages sont de Marilyn Tremblay) et intime, une petite scène décorée simplement de rideaux et garnie d'accessoires, une proximité avec le public... encore là, nécessaire, parce qu'au cabaret, le spectateur est l'objet d'une séduction directe (Dictionnaire encyclopédique du théâtre).

Le public connaît manifestement bien ses interprètes et les aime... ce qui, on peut le comprendre, sème un doute dans l'esprit des néophytes: rit-on toujours des numéros ou si les rires qui fusent ne sont-ils pas plutôt l'objet d'insides où ils ne sont pas conviés?

Toujours est-il que, malgré (et avec!) ces quelques remarques (dues à des exigences qui me sont sans doute très personnelles...), À tour d'rôle offre une soirée agréable et amusante bien venue en ce contexte estival!

À tour d'rôle
Café-Théâtre Côté-Cour
jusqu'au 11 juillet 2009 (du mercredi au samedi), 20h30
20$ (18$ étudiant et travailleur culturel)



vendredi 3 juillet 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]


Il semble que Le Médecin malgré lui ne révèle pas tant le talent d'auteur de Molière mais bien son génie dramatique qui le fait développer une histoire en puisant à différentes sources... en faisant, en quelques sortes, de sa pièce, un collage de scènes plaisantes...

La trame elle-même de cette intrigue (assez simpliste) serait tirée d'un fabliau du XIVième siècle (la date de sa création et son auteur sont inconnus) intitulé Le vilain mire. Par ailleurs, ce canevas se retrouvait déjà dans quelques unes de ses farces antérieures jouées en province et dans les oeuvrettes d'autres troupes dans cette France du XVIIième siècle.

À cela s'ajoute quelques autres scènes:



Le rire de Molière dans le Médecin devrait donc être fort proche du sourire médiéval, de la paillardise de Rabelais, de l'esprit du peuple qui ne cherche que le divertissement!... Le rire provoqué par cette pièce devrait donc porter une longue histoire de plaisirs et de goguenardises.